J'ai été interviewé il y a quelque temps par le magazine photo "Declic photo" pour un sujet consacré au photographe et plus particulièrement sur la photo d'architecture. Le magazine ayant déposé le bilan avant la publication de l'article, je publie donc les questions et mes réponses afin de partager mon expérience.

Quel est votre parcours de photographe ?

J’ai commencé la photo quand j’avais 10 ans, mon père qui est un photographe amateur passionné, m’avais acheté un boitier version tout plastique comme ça se faisait dans les années 80, ce boitier n’a fait que quelques heures, car dans une course effrénée pour prendre LA superbe photo, j’ai trébuché sur un pavé et me suis écrasé sur mon superbe appareil en le pulvérisant ! (J’y pense encore quand je passe au même endroit). Devant mon désarrois mon père m’a offert son réflex Minolta avec un superbe 50mm, j’ai alors arrêté de courir comme un chien fou et j’ai commencé à regarder ! J’ai progressivement appris à voir ! Par la suite j’ai développé mes photos avec mon labo N&B puis couleur pour apprendre les techniques de tirage.
Je n’ai pas fait d'école de photo, mais des études d’informatique pour diverses raisons, tout en continuant la photo en amateur acharné. Dans les années 90, j’ai créé avec 2 amis une société d’informatique «développement d’application et conseil», puis une autre quelques années plus tard à l’arrivée d’internet pour la création de sites web. Pendant cette période j’ai arrêté la photo par manque de temps. Dans les années 2000, j’ai monté une société de création multimédia ou j’ai repris la photo et où j’ai été formé à la vidéo, au montage et à la post production. Par la suite, j’ai été directeur informatique dans une grande compagnie internationale, cependant après 3 ans de réunions et brainstorming, le besoin de sortir faire des photos était de plus en plus grand, j’ai donc décidé de quitter ce poste et de revenir à mes premiers amours, la photo. J’ai donc tout plaqué et me suis installé à mon compte comme photographe.
Je suis un boulimique de l'apprentissage, je lis, regarde, teste et suis très exigeant avec mon travail et surtout, jamais satisfait, ce qui me pousse à avancer et j’espère, à m’améliorer. En photo le plus important c’est d'apprendre à voir, la technique n’est pas très importante, il faut la connaitre, mais apprendre à la dépasser. C’est plus mon parcours de vie, avec mes expériences et échecs qui font mes photos que la technique. Je me considère d’ailleurs toujours comme un amateur, car un amateur c’est quelqu’un qui aime ce qu’il fait !

Comment est née votre passion pour la photo d'architecture ? Quelles sont les spécificités qui caractérisent la photographie de buildings et gratte-ciel ?

J’aime la géométrie dans les photos et avec les immeubles c’est le top ! Les bâtiments sont des sources de photos innombrables, ils sont beaux en totalité ou en partie et suivant la lumière ils varient et changent d’une minute à l’autre. Ils reflètent notre civilisation, car aujourd’hui ils représentent ce que notre monde construit le plus, et j’aime le côté témoignage de la photo. En plus ils sont une très bonne source d’inspiration, car il est parfois difficile de faire ressortir l’esprit d’un bâtiment ! Par exemple quand il est en pleins travaux et qu’il faut livrer au client un reportage en faisant abstraction de ce «petit» détail, et faire ressortir l’esprit du lieu, ça oblige à voir les choses sous un autre angle et ça j’aime !

L’avantage c’est qu’ils ne bougent pas et qu’il est la plupart du temps possible de revenir sur les lieux si les conditions météo ne sont pas au rendez-vous. L'inconvénient de cet immobilisme, c’est que des éléments du paysage peuvent perturber la photo, il faut donc travailler sur le cadrage en plan large et en gros plan, car l’esprit du lieu est parfois dans un petit détail et c’est cet élément qui va refléter l’esprit du bâtiment. Il est également intéressant de travailler avec les lignes, diagonale et courbe, pour guider le regard dans la photo, ça permet aussi d'éliminer des éléments indésirables. Il faut donc tourner autour, chercher, observer et s'imprégner du lieu. Je n'hésite pas à incliner l’appareil afin de trouver une géométrie qui convient au bâtiment, ça devient presque de l’abstrait, la géométrie a parfois plus d’importance que la «réalité» haut-bas/droite-gauche du lieu.

Dans le cadre de mon travail argentique, je voulais tester ce papier qui permet d’obtenir une épreuve positive directe sur papier baryté à partir d’un sténopé, d’une chambre 4x5, 5x7 ou 8x10.
J’ai donc acheté quelques boites de papier en 4x5 pour les charger dans mes chambres, j’ai fait les tests avec une chambre 9x12 du début du siècle dernier pour voir le rendu avec son objectif pour le moins vintage. Et j’ai également fait des tests avec ma chambre Wista 45 SP et quelques objectifs plus modernes comme un Schneider kreuznach Symmar-s 120mm f5.6 multicouches, un Schneider kreuznach Symmar-s 150mm f5.6 multicouches et un Schneider kreuznach APO-SYmmar 210mm f5.6 multicouche.

Ce n’est qu’un premier essai, j’ai juste fait quelques testes pour voire le rendu direct et le rendue avec un préflashage du papier pour diminuer le contraste.
Concernant le préflashage, j’ai utilisé mon agrandisseur DURST 1200 Pictograph a la hauteur de mes agrandissements 24x30 a partir de mégatif 4x5 au grade 2.5 pour faire une bande test par pas d’une seconde. Suivant harman le temps optimal de préflashage est celui de la première zone sombre visible après le noir.

J’ai ensuite fait deux preflashage d’une et de deux secondes pour voir la différence de contraste.

Voilà quelques exemples, ce n’est qu’un premier test, mais comme j’ai énormément de boulot en ce moment et que ce fait pas mal de temps que je n’avais fait un article, je partage mes premières impressions qui sont très positives. J’aime bien le rendu du papier, c’est très typé, mais ça va avec le style. La sensibilité est de l’ordre de 2 ISO (1 a 3 ISO selon HARMAN) ce qui est faible, mais vas bien avec le style de rendue que j’attends de ce type d’outil.

J’ai également fait quelques essais pour obtenier des effets divers en manipulant les châssis pour faire entrée de la lumière dans le châssis et créer ainsi une sorte de flare comme par exemple sur la photo des roses ou j’ai décalé le châssis pour créer une fuite et avoir une lumière rasante qui entre sur le papier.
 
Ce ne sont que les premiers essais et je pense que pour voir les possibilités d’expression avec ce papier il en faudra de nombreuses autres.

 

test harman direct positive paper 1 f.rondot

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Flux de travail (Round-trip) sur Mac pour le montage et l'étalonnage de vidéos en RAW issue de Magic Lantern à partir d'un Canon 5D Mark III.

Ce flux de travail est simple et rapide et permet d'utiliser au mieux les possibilités du format RAW. L'étalonnage se fait sur les fichiers CDNG en 12 ou 14bits et le montage, le titrage et l'habillage est réalisés avec Final Cut Pro X.

J'utilise pour ce round-trip :

  • RAWMagic 1.2.2
  • DaVinci Resolve 11 Lite
  • Final Cut Pro X 10.1.3

 

J'utilise habituellement le profil Technicolor CineStyle et le Canon Neutre pour mes tournages, et je fais l'étalonnage en post production. Ce flux de travail me va bien, car je préfère ce type de workflow à un rendu direct avec un profil trop stylé. Avec l'arrive des profils VisionColor et VisionTech de vision-color.com j'ai voulu faire un comparatif, car ils permettent également un étalonnage en postproduction, ce sont des profils « a étalonné en postprod» mais ils ont un rendu calorimétrique différent du CineStyle. J'ai voulu les tester, car sur le papier et a la vue des premiers teste il me paraissait intéressent et complémentaire du CineStyle de Technicolor et du Neutre Canon. Je voulais également comparer le bruit de ces différents « Picture Style » pour voir le rapport signal/bruit et le rendu avec différentes sensibilités allant de 160 ISO a 12800 ISO. Pour ce comparatif, j'ai sélectionné différents objets avec différentes textures, du plus claire au plus sombre avec des zones surexposées et des zones très sombres le tout éclairé avec un lightpanel sur la gauche pour avoir une lumière rasante et contrastée. Pour les tons chaire, j'ai utilisé ma main, et une mire color checker pour comparer les rendus et les tonalités des différents profils. J'ai également fait un comparatif sur un plan intérieur/extérieur a 160 ISO, pour voir le rendu et la latitude d'étalonnage en postproduction.
Je n'ai pas étalonné les vidéos, c'est donc le rendu brut AVANT étalonnage que vous voyer sur ce comparatif, je préfère un étalonnage spécifique par film, et je vous laisse donc libre de l'interprétation des rendues suivant vos habitudes et besoins d'étalonnage.
Comme vous pouvez le constater, les rendus sont différents, et le choix du profil dépendra de vos besoins. Mais on peut cependant constater que les VisionColor est plus proches du Canon Neutre que du Technicolor CineStyle tout en ayant un meilleur rendu des tons chaire, la plage d'étalonnage est large, mais un peux moins dans les basses lumières qui son un peut plus dense que sur le CineStyle. Le VisionTech quant à lui est presque identique au VisionColor, tout en ayant les basses lumières un peu moins denses.

Voici les réglages des différents profils sur un 5D Mark III :

Neutre
Netteté : 0
Contraste : -4
Saturation : -2
Teinte couleur : 0

VisionColor
Netteté : +1
Contraste : -4
Saturation : -2
Teinte couleur : -1

VisionTech
Netteté : +1
Contraste : -4
Saturation : -2
Teinte couleur : 0

Technicolor CineStyle
Netteté : 0
Contraste : -4
Saturation : -2
Teinte couleur : 0

J'utilise régulièrement la classe JavaScript Popcorn.js de la fondation Mozzila pour la réalisation de webdocumentaire en HTML5, cette classe permet de synchronisé les actions diverses avec la lecture de vidéo, c'est une librairie open source et j'ai déjà développé un certain nombre de plug-ins que j'utilise pour les webdocs. Popcorn.js est un produit ouvert et très souple que j'apprécie particulièrement pour les webdocumentaire. J'utilise également pour la création d'animations HTML5 et la création de différentes parties de webdoc Hype de Tumult, c'est un outil de création de contenu 100% HTML5, qui permet de créer de magnifiques animations et contenues pour des webdocs, des iBook et des sites internet. Le gros inconvénient de Hype c'est de ne pas avoir la possibilité de déclencher des actions de façon synchroniser avec la lecture de la vidéo, certaines astuces permettent de simuler cette fonctionnalité, mais sans jamais arriver au potentiel de Popcorn.js.

J'ai donc décidé de mixer ces deux outils pour avoir un produit complet de création de webdocu. Ce tuto vous présente les bases du fonctionnement, je n'ai utilisé dans ce tuto que les plug-ins de base de Popcorn.js, mais c'est déjà très puissant. J'ai également ajouter une lightbox, qui permet de visualiser les éléments de façon plus souple sans se soucier du codage, j'ai utilisé Nivo Lightbox, qui est également 100% HTML5, supporte le HiDPI pour les écrans type Retina et a l'avantage de détecter automatiquement le type de contenue, et qui facilite donc grandement l'intégration.
Après un certain nombre d'essais, j'ai trouvé une façon simple d'intégrer Popcorn.js a Hype 2.5, le codage est au final très simple, et permet de booster les possibilités de Hype dans le domaine des webdocumentaires.

Il est également possible une fois le webdoc finalisé, de créer une application Androide ou iOS pour iPhone et iPad complètement autonome !

Voici le code de base de l'intégration, vous pouvez également télécharger le zip contenant l'intégralité du projet au format Hype 2.5 : Projet Hype 2.5, Popcorn.js et Nivo Lightbox