Voici un déroulé de la méthode de modification d’un châssis pour le collodion humide, les photos montre la méthode pour un châssis 4x5, mais elle est valable pour les autres format 5x7, 8x10… Je n’ai pas eu besoin de faire les modification sur des autres formats car j’ai des châssis spécial pour le collodion mais la méthode reste la même. Je pense que les images parle d’elle même, il faut juste penser a utiliser un fils d’argent pour les coins ce que j’ai utiliser, d’autres personne utilise des fils de cuivre mais je n’ai pas vérifier l’interaction avec le nitrate ! Il faut également peindre le bord coupé du châssis pour éviter l’interaction et le réflexion. Il faut également ajouter une petite lame en plastique ou autre, personnellement j’ai utilisé une plaque de cuivre pour bien maintenir la plaque en position. Il faut compter 20 minutes pour la modification et ce n’est vraiment pas compliquer !

Je cherchais une chambre intermédiaire pour combler un trou entre ma 4x5 et ma 8x10, une chambre facilement transportable, permettant de faire du collodion humide dans un format supérieur au 4x5 et me permettant également de faire du plan-film. Le format Full plate ou plaque pleine était a l'époque des plaques de verre le format équivalent a notre 8x10 actuel et est rester d'actualité pendant plus de 50 ans, la taille du négatif 6,5"x8,5" soit en métrique 16,5cm x 24,5cm est plus que respectable et déjà supérieur au 5x7 et presque un 18x24 ou un 8x10.

Ce format est parfait pour le collodion humide j'ai trouver des châssis plaque de l'époque qui vont très bien. En plus j'ai également trouvé un dos type sping back et 6 châssis film double qui vont avec, trouver tous ces éléments n'a pas été simple ni très rapide, mais à force de chercher...

Âpres avoir trouver la chambre qui va bien j'ai procédé a une restauration complète dont voici quelques photos, j'ai également fabriqué un adaptateur pour utiliser les planchettes type linhof sur cette chambre, je vais faire dans les jours qui vienne un article a ce sujet.

Voici les différentes étapes de la restauration d’un Rolleiflex MX K4A de 1952, j’ai fait un démontage total mécanique et obturateur afin de tout nettoyer, régler et graisser correctement. Je n’ai pas fait de photos de tous les détails car ce n’est pas facile d’arrêter en plein boulot pour faire des photos mais voici les grandes lignes. Nettoyage et graissage de l’obturateur avec de l’huile Moebius 8000 et de la graisse Moebius 8030. Nettoyage des optiques et recalibrage de la visée. Vérification des vitesses de l’obturateur. Nettoyage et graissage de la mécanique globale de l’appareil.

En plus de la restauration de l’appareil, j’ai également restauré la sacoche en cuir, elle était décousue et avait des coutures très fragiles. J’ai donc repris et refait une pièce manquante en cuir sur l’avant et refait la sangle. Après un bons nettoyage, teinture et graissage c’est reparti pour un tour.

En tout ça m’a pris deux jours, mais quelle beauté maintenant. Les photos sont organisées dans l’ordre de démontage/remontage.

J’ai fait un rouleau de test, vous trouverez les photos à la fin, c’est du brut de scan juste pour vérifier que tout est OK.

J’ai depuis quelque temps un agrandisseur Durst Pictograph c’est la dernière génération sortie de chez Durst il permet de tirer des négatifs jusqu’au 4x5, c’est une base Durst 1200 qui est équipée d’une tête multigrade en Closed Loop, et d’un ordinateur de contrôle avec sonde pour l’expo et la densité du négatif, timer, gestion de densité a l’expo, etc. je tiens à préciser que les réglages suivants doivent fonctionner également sur les agrandisseurs suivant car la base electro-mécanique est la même :

   - Dusrt Pictograph
   - Durst Multigraph
   - Durst Pictochrome
   - Ilford Multrigrade 600

Cet agrandisseur est un vrai agrandisseur pro qui dans les années 2000 coutait dans les 20 000€, je n’avais avec cette Ferrari que deux problèmes, et vu les échanges sur le Net je n’étais pas le seul !

Ces problèmes étaient, un décalage énorme entre le temps d’expo choisi et le temps reel d’exposition de l’agrandisseur et ce décalage changeaient suivant les grades et les lampes c’était de l’ordre de 10s d’expo sur le clavier qui me donnait en réel 3s ou 32s suivant les grades. L’impossibilité de monter dans les grades au-delà de 4.4. J’ai donc récupéré les doc techniques et commencer a étudié le system a fond, pour rappel Durst utilise sur ce type d’agrandisseur la technologie du Closed Loop, le Closed Loop analyse la colorimétrie et la luminosité et permet ainsi d’avoir un système fiable et reproductible même avec les changements colorimétriques de la lampe et des filtres avec le temps.

Le problème c’est que les lampes officielles Durst ne sont plus disponibles et qu’avec le temps les filtres, et différents équipements et capteurs se dérègles inévitablement.

Cependant après lecture, tests et essais j’ai réussi a trouvé et a mètre en oeuvre la procédure de recalibrage. J’ai effectué ce recalibrage avec succès sur 4 Pictograph différents, mais vus mon analyse des docs je pense que la procédure est la même pour les Pictograph, Pictochrome, Multigraph et la tête multigrade Ilford 600.

Je fais celte article pour partager les résultats de mes recherches, mais si vous faite les manipulations c’est bien entendu a vos risques et périls.

Il va vous falloir, un tournevis cruciforme, un micro tournevis plat et un microtournevis cruciforme et un multimètre (un multimètre True RMS est nécessaire s’il faut recalibrer l’alimentation de la lampe)

J'ai été interviewé il y a quelque temps par le magazine photo "Declic photo" pour un sujet consacré au photographe et plus particulièrement sur la photo d'architecture. Le magazine ayant déposé le bilan avant la publication de l'article, je publie donc les questions et mes réponses afin de partager mon expérience.

Quel est votre parcours de photographe ?

J’ai commencé la photo quand j’avais 10 ans, mon père qui est un photographe amateur passionné, m’avais acheté un boitier version tout plastique comme ça se faisait dans les années 80, ce boitier n’a fait que quelques heures, car dans une course effrénée pour prendre LA superbe photo, j’ai trébuché sur un pavé et me suis écrasé sur mon superbe appareil en le pulvérisant ! (J’y pense encore quand je passe au même endroit). Devant mon désarrois mon père m’a offert son réflex Minolta avec un superbe 50mm, j’ai alors arrêté de courir comme un chien fou et j’ai commencé à regarder ! J’ai progressivement appris à voir ! Par la suite j’ai développé mes photos avec mon labo N&B puis couleur pour apprendre les techniques de tirage.
Je n’ai pas fait d'école de photo, mais des études d’informatique pour diverses raisons, tout en continuant la photo en amateur acharné. Dans les années 90, j’ai créé avec 2 amis une société d’informatique «développement d’application et conseil», puis une autre quelques années plus tard à l’arrivée d’internet pour la création de sites web. Pendant cette période j’ai arrêté la photo par manque de temps. Dans les années 2000, j’ai monté une société de création multimédia ou j’ai repris la photo et où j’ai été formé à la vidéo, au montage et à la post production. Par la suite, j’ai été directeur informatique dans une grande compagnie internationale, cependant après 3 ans de réunions et brainstorming, le besoin de sortir faire des photos était de plus en plus grand, j’ai donc décidé de quitter ce poste et de revenir à mes premiers amours, la photo. J’ai donc tout plaqué et me suis installé à mon compte comme photographe.
Je suis un boulimique de l'apprentissage, je lis, regarde, teste et suis très exigeant avec mon travail et surtout, jamais satisfait, ce qui me pousse à avancer et j’espère, à m’améliorer. En photo le plus important c’est d'apprendre à voir, la technique n’est pas très importante, il faut la connaitre, mais apprendre à la dépasser. C’est plus mon parcours de vie, avec mes expériences et échecs qui font mes photos que la technique. Je me considère d’ailleurs toujours comme un amateur, car un amateur c’est quelqu’un qui aime ce qu’il fait !

Comment est née votre passion pour la photo d'architecture ? Quelles sont les spécificités qui caractérisent la photographie de buildings et gratte-ciel ?

J’aime la géométrie dans les photos et avec les immeubles c’est le top ! Les bâtiments sont des sources de photos innombrables, ils sont beaux en totalité ou en partie et suivant la lumière ils varient et changent d’une minute à l’autre. Ils reflètent notre civilisation, car aujourd’hui ils représentent ce que notre monde construit le plus, et j’aime le côté témoignage de la photo. En plus ils sont une très bonne source d’inspiration, car il est parfois difficile de faire ressortir l’esprit d’un bâtiment ! Par exemple quand il est en pleins travaux et qu’il faut livrer au client un reportage en faisant abstraction de ce «petit» détail, et faire ressortir l’esprit du lieu, ça oblige à voir les choses sous un autre angle et ça j’aime !

L’avantage c’est qu’ils ne bougent pas et qu’il est la plupart du temps possible de revenir sur les lieux si les conditions météo ne sont pas au rendez-vous. L'inconvénient de cet immobilisme, c’est que des éléments du paysage peuvent perturber la photo, il faut donc travailler sur le cadrage en plan large et en gros plan, car l’esprit du lieu est parfois dans un petit détail et c’est cet élément qui va refléter l’esprit du bâtiment. Il est également intéressant de travailler avec les lignes, diagonale et courbe, pour guider le regard dans la photo, ça permet aussi d'éliminer des éléments indésirables. Il faut donc tourner autour, chercher, observer et s'imprégner du lieu. Je n'hésite pas à incliner l’appareil afin de trouver une géométrie qui convient au bâtiment, ça devient presque de l’abstrait, la géométrie a parfois plus d’importance que la «réalité» haut-bas/droite-gauche du lieu.