J’ai depuis quelque temps un agrandisseur Durst Pictograph c’est la dernière génération sortie de chez Durst il permet de tirer des négatifs jusqu’au 4x5, c’est une base Durst 1200 qui est équipée d’une tête multigrade en Closed Loop, et d’un ordinateur de contrôle avec sonde pour l’expo et la densité du négatif, timer, gestion de densité a l’expo, etc. je tiens à préciser que les réglages suivants doivent fonctionner également sur les agrandisseurs suivant car la base electro-mécanique est la même :

   - Dusrt Pictograph
   - Durst Multigraph
   - Durst Pictochrome
   - Ilford Multrigrade 600

Cet agrandisseur est un vrai agrandisseur pro qui dans les années 2000 coutait dans les 20 000€, je n’avais avec cette Ferrari que deux problèmes, et vu les échanges sur le Net je n’étais pas le seul !

Ces problèmes étaient, un décalage énorme entre le temps d’expo choisi et le temps reel d’exposition de l’agrandisseur et ce décalage changeaient suivant les grades et les lampes c’était de l’ordre de 10s d’expo sur le clavier qui me donnait en réel 3s ou 32s suivant les grades. L’impossibilité de monter dans les grades au-delà de 4.4. J’ai donc récupéré les doc techniques et commencer a étudié le system a fond, pour rappel Durst utilise sur ce type d’agrandisseur la technologie du Closed Loop, le Closed Loop analyse la colorimétrie et la luminosité et permet ainsi d’avoir un système fiable et reproductible même avec les changements colorimétriques de la lampe et des filtres avec le temps.

Le problème c’est que les lampes officielles Durst ne sont plus disponibles et qu’avec le temps les filtres, et différents équipements et capteurs se dérègles inévitablement.

Cependant après lecture, tests et essais j’ai réussi a trouvé et a mètre en oeuvre la procédure de recalibrage. J’ai effectué ce recalibrage avec succès sur 4 Pictograph différents, mais vus mon analyse des docs je pense que la procédure est la même pour les Pictograph, Pictochrome, Multigraph et la tête multigrade Ilford 600.

Je fais celte article pour partager les résultats de mes recherches, mais si vous faite les manipulations c’est bien entendu a vos risques et périls.

Il va vous falloir, un tournevis cruciforme, un micro tournevis plat et un microtournevis cruciforme et un multimètre (un multimètre True RMS est nécessaire s’il faut recalibrer l’alimentation de la lampe)

J'ai été interviewé il y a quelque temps par le magazine photo "Declic photo" pour un sujet consacré au photographe et plus particulièrement sur la photo d'architecture. Le magazine ayant déposé le bilan avant la publication de l'article, je publie donc les questions et mes réponses afin de partager mon expérience.

Quel est votre parcours de photographe ?

J’ai commencé la photo quand j’avais 10 ans, mon père qui est un photographe amateur passionné, m’avais acheté un boitier version tout plastique comme ça se faisait dans les années 80, ce boitier n’a fait que quelques heures, car dans une course effrénée pour prendre LA superbe photo, j’ai trébuché sur un pavé et me suis écrasé sur mon superbe appareil en le pulvérisant ! (J’y pense encore quand je passe au même endroit). Devant mon désarrois mon père m’a offert son réflex Minolta avec un superbe 50mm, j’ai alors arrêté de courir comme un chien fou et j’ai commencé à regarder ! J’ai progressivement appris à voir ! Par la suite j’ai développé mes photos avec mon labo N&B puis couleur pour apprendre les techniques de tirage.
Je n’ai pas fait d'école de photo, mais des études d’informatique pour diverses raisons, tout en continuant la photo en amateur acharné. Dans les années 90, j’ai créé avec 2 amis une société d’informatique «développement d’application et conseil», puis une autre quelques années plus tard à l’arrivée d’internet pour la création de sites web. Pendant cette période j’ai arrêté la photo par manque de temps. Dans les années 2000, j’ai monté une société de création multimédia ou j’ai repris la photo et où j’ai été formé à la vidéo, au montage et à la post production. Par la suite, j’ai été directeur informatique dans une grande compagnie internationale, cependant après 3 ans de réunions et brainstorming, le besoin de sortir faire des photos était de plus en plus grand, j’ai donc décidé de quitter ce poste et de revenir à mes premiers amours, la photo. J’ai donc tout plaqué et me suis installé à mon compte comme photographe.
Je suis un boulimique de l'apprentissage, je lis, regarde, teste et suis très exigeant avec mon travail et surtout, jamais satisfait, ce qui me pousse à avancer et j’espère, à m’améliorer. En photo le plus important c’est d'apprendre à voir, la technique n’est pas très importante, il faut la connaitre, mais apprendre à la dépasser. C’est plus mon parcours de vie, avec mes expériences et échecs qui font mes photos que la technique. Je me considère d’ailleurs toujours comme un amateur, car un amateur c’est quelqu’un qui aime ce qu’il fait !

Comment est née votre passion pour la photo d'architecture ? Quelles sont les spécificités qui caractérisent la photographie de buildings et gratte-ciel ?

J’aime la géométrie dans les photos et avec les immeubles c’est le top ! Les bâtiments sont des sources de photos innombrables, ils sont beaux en totalité ou en partie et suivant la lumière ils varient et changent d’une minute à l’autre. Ils reflètent notre civilisation, car aujourd’hui ils représentent ce que notre monde construit le plus, et j’aime le côté témoignage de la photo. En plus ils sont une très bonne source d’inspiration, car il est parfois difficile de faire ressortir l’esprit d’un bâtiment ! Par exemple quand il est en pleins travaux et qu’il faut livrer au client un reportage en faisant abstraction de ce «petit» détail, et faire ressortir l’esprit du lieu, ça oblige à voir les choses sous un autre angle et ça j’aime !

L’avantage c’est qu’ils ne bougent pas et qu’il est la plupart du temps possible de revenir sur les lieux si les conditions météo ne sont pas au rendez-vous. L'inconvénient de cet immobilisme, c’est que des éléments du paysage peuvent perturber la photo, il faut donc travailler sur le cadrage en plan large et en gros plan, car l’esprit du lieu est parfois dans un petit détail et c’est cet élément qui va refléter l’esprit du bâtiment. Il est également intéressant de travailler avec les lignes, diagonale et courbe, pour guider le regard dans la photo, ça permet aussi d'éliminer des éléments indésirables. Il faut donc tourner autour, chercher, observer et s'imprégner du lieu. Je n'hésite pas à incliner l’appareil afin de trouver une géométrie qui convient au bâtiment, ça devient presque de l’abstrait, la géométrie a parfois plus d’importance que la «réalité» haut-bas/droite-gauche du lieu.

Dans le cadre de mon travail argentique, je voulais tester ce papier qui permet d’obtenir une épreuve positive directe sur papier baryté à partir d’un sténopé, d’une chambre 4x5, 5x7 ou 8x10.
J’ai donc acheté quelques boites de papier en 4x5 pour les charger dans mes chambres, j’ai fait les tests avec une chambre 9x12 du début du siècle dernier pour voir le rendu avec son objectif pour le moins vintage. Et j’ai également fait des tests avec ma chambre Wista 45 SP et quelques objectifs plus modernes comme un Schneider kreuznach Symmar-s 120mm f5.6 multicouches, un Schneider kreuznach Symmar-s 150mm f5.6 multicouches et un Schneider kreuznach APO-SYmmar 210mm f5.6 multicouche.

Ce n’est qu’un premier essai, j’ai juste fait quelques testes pour voire le rendu direct et le rendue avec un préflashage du papier pour diminuer le contraste.
Concernant le préflashage, j’ai utilisé mon agrandisseur DURST 1200 Pictograph a la hauteur de mes agrandissements 24x30 a partir de mégatif 4x5 au grade 2.5 pour faire une bande test par pas d’une seconde. Suivant harman le temps optimal de préflashage est celui de la première zone sombre visible après le noir.

J’ai ensuite fait deux preflashage d’une et de deux secondes pour voir la différence de contraste.

Voilà quelques exemples, ce n’est qu’un premier test, mais comme j’ai énormément de boulot en ce moment et que ce fait pas mal de temps que je n’avais fait un article, je partage mes premières impressions qui sont très positives. J’aime bien le rendu du papier, c’est très typé, mais ça va avec le style. La sensibilité est de l’ordre de 2 ISO (1 a 3 ISO selon HARMAN) ce qui est faible, mais vas bien avec le style de rendue que j’attends de ce type d’outil.

J’ai également fait quelques essais pour obtenier des effets divers en manipulant les châssis pour faire entrée de la lumière dans le châssis et créer ainsi une sorte de flare comme par exemple sur la photo des roses ou j’ai décalé le châssis pour créer une fuite et avoir une lumière rasante qui entre sur le papier.
 
Ce ne sont que les premiers essais et je pense que pour voir les possibilités d’expression avec ce papier il en faudra de nombreuses autres.

 

test harman direct positive paper 1 f.rondot

test harman direct positive paper f.rondot

Flux de travail (Round-trip) sur Mac pour le montage et l'étalonnage de vidéos en RAW issue de Magic Lantern à partir d'un Canon 5D Mark III.

Ce flux de travail est simple et rapide et permet d'utiliser au mieux les possibilités du format RAW. L'étalonnage se fait sur les fichiers CDNG en 12 ou 14bits et le montage, le titrage et l'habillage est réalisés avec Final Cut Pro X.

J'utilise pour ce round-trip :

  • RAWMagic 1.2.2
  • DaVinci Resolve 11 Lite
  • Final Cut Pro X 10.1.3

 

J'utilise habituellement le profil Technicolor CineStyle et le Canon Neutre pour mes tournages, et je fais l'étalonnage en post production. Ce flux de travail me va bien, car je préfère ce type de workflow à un rendu direct avec un profil trop stylé. Avec l'arrive des profils VisionColor et VisionTech de vision-color.com j'ai voulu faire un comparatif, car ils permettent également un étalonnage en postproduction, ce sont des profils « a étalonné en postprod» mais ils ont un rendu calorimétrique différent du CineStyle. J'ai voulu les tester, car sur le papier et a la vue des premiers teste il me paraissait intéressent et complémentaire du CineStyle de Technicolor et du Neutre Canon. Je voulais également comparer le bruit de ces différents « Picture Style » pour voir le rapport signal/bruit et le rendu avec différentes sensibilités allant de 160 ISO a 12800 ISO. Pour ce comparatif, j'ai sélectionné différents objets avec différentes textures, du plus claire au plus sombre avec des zones surexposées et des zones très sombres le tout éclairé avec un lightpanel sur la gauche pour avoir une lumière rasante et contrastée. Pour les tons chaire, j'ai utilisé ma main, et une mire color checker pour comparer les rendus et les tonalités des différents profils. J'ai également fait un comparatif sur un plan intérieur/extérieur a 160 ISO, pour voir le rendu et la latitude d'étalonnage en postproduction.
Je n'ai pas étalonné les vidéos, c'est donc le rendu brut AVANT étalonnage que vous voyer sur ce comparatif, je préfère un étalonnage spécifique par film, et je vous laisse donc libre de l'interprétation des rendues suivant vos habitudes et besoins d'étalonnage.
Comme vous pouvez le constater, les rendus sont différents, et le choix du profil dépendra de vos besoins. Mais on peut cependant constater que les VisionColor est plus proches du Canon Neutre que du Technicolor CineStyle tout en ayant un meilleur rendu des tons chaire, la plage d'étalonnage est large, mais un peux moins dans les basses lumières qui son un peut plus dense que sur le CineStyle. Le VisionTech quant à lui est presque identique au VisionColor, tout en ayant les basses lumières un peu moins denses.

Voici les réglages des différents profils sur un 5D Mark III :

Neutre
Netteté : 0
Contraste : -4
Saturation : -2
Teinte couleur : 0

VisionColor
Netteté : +1
Contraste : -4
Saturation : -2
Teinte couleur : -1

VisionTech
Netteté : +1
Contraste : -4
Saturation : -2
Teinte couleur : 0

Technicolor CineStyle
Netteté : 0
Contraste : -4
Saturation : -2
Teinte couleur : 0